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Programme AMBASSADEUR DE LA MONTAGNE

 Soyez un ambassadeur de la montagne!

Pratiquez un tourisme social et responsable lors de vos prochaines sorties d’escalade

En tant que grimpeur, vous êtes un ambassadeur de votre activité de plein air préférée. Vos actions reflètent l’image que tous ont de l’escalade, en région et ailleurs. En adoptant des pratiques responsables, vous faites votre part dans le développement durable des régions.  

 
Encouragez le développement local
  • Achetez votre nourriture, vos services et votre essence en région; ils y sont souvent moins dispendieux que dans les grands centres.
  • Employez les services d’un guide ou d’un pourvoyeur local si possible et nécessaire, afin de mieux découvrir les secrets de la région et faire profiter votre argent directement aux communautés visitées.
  • Privilégiez les entreprises touristiques locales, afin de découvrir le charme de la région à travers ses petits restaurants et ses petites auberges.
  • Découvrez la couleur locale : informez-vous sur les spécialités de la région avant de partir, écoutez la radio locale, coordonnez votre visite avec des événements d’intérêt, etc.
  • Recherchez l’authenticité en achetant des souvenirs confectionnés par des artisans locaux.
  • À la fin de votre séjour : communiquez vos suggestions constructives aux guides, pourvoyeurs et entreprises en tourisme, afin d’améliorer davantage les produits et services offerts.
 
Prolongez votre sortie pour en faire un séjour
  • Réduisez les temps de déplacements et les coûts d’essence inutiles en restant dans une auberge ou un camping local (plusieurs établissements à proximité des sites affiliés offrent des rabais aux membres de la FQME).
  • Évitez de camper clandestinement, sans autorisation.
 
Respectez les règlements locaux
  • N'oubliez pas que vous êtes un invité : le site et la région visités sont vos hôtes.
  • Devenez membre de la FQME, afin d’accéder aux sites affiliés et participer à leurs développements.
  • Demeurez respectueux et courtois auprès des propriétaires et des autres usagers.
  • Stationnez dans les endroits autorisés, pour votre sécurité et pour le respect des autres.
  • Avisez poliment les gens qui ne respectent pas les règles de base, leurs actions néfastes peuvent affecter l’accès pour tous.
  • Soyez reconnaissants envers les grimpeurs et bénévoles locaux, qui ont contribué au développement du site. 
 
Respectez l’environnement
  • Respectez les 7 principes Sans trace d’éthique environnementale en plein air.
  • Utiliser le covoiturage autant que possible, pour éviter de surcharger les aires de stationnement et les rues avoisinantes, ainsi que réduire l’émission de gaz à effet de serre,
  • Privilégiez les guides, pourvoyeurs et entreprises en tourisme qui adoptent des pratiques respectueuses de l’environnement. 
Pourquoi pratiquer un tourisme social et responsable?
 
 
Préserver l’accessibilité pour tous
 
À Montréal en 1996 et 10 ans plus tard à Aubagne, en France, le Bureau international du tourisme social (BITS) et ses organismes membres, dont le Conseil québécois du loisir (CQL), dont fait partie la FQME, adoptaient des déclarations pour une vision humaniste et sociale du tourisme.
 

L'objectif vise une « accessibilité du plus grand nombre, [de toutes classes ou âges], aux loisirs touristiques »[1]. Dans le milieu de la montagne, l'Union internationale des associations d'alpinisme (UIAA) encourage la gratuité d'accès aux montagnes avec sa Charte des sommets[2]. Cette vision s'oppose cependant à la tarification appliquée un peu partout en Amérique du Nord pour la pratique en nature des activités de plein air. En représentant les grimpeurs auprès des gestionnaires de sites d'escalade, la FQME fait le pont entre ces idéaux internationaux de gratuité et notre réalité économique. C’est pour cela qu’avec une adhésion unique, les grimpeurs membres de la FQME ont accès à un réseau de plus de 25 sites partout en province[3].

Le développement de sites populaires ne se limite pas uniquement à l’installation d’ancrages et à la purge de rochers instables. Il est devenu nécessaire de négocier des ententes à long terme et d’offrir une couverture d’assurance responsabilité civile, afin d’accueillir le nombre grandissant de pratiquants. À ce niveau, la FQME, ses clubs et ses bénévoles continuent d’investir beaucoup de temps et d’argent afin de préserver ces privilèges d’accès à de nombreux sites. Citons, en exemple, la paroi sur des terrains privés de Val-Bélair, à Québec, ou celle des terrains municipaux du Parc de l’Île Melville, ainsi que la majorité des parois de glace sur terres publiques dans les parcs du réseau de la SÉPAQ.

Ces privilèges obtenus pour le bien de toute la collectivité doivent être entretenus et encouragés par tous. Les récentes interdictions d’accès aux parois de St-Nazaire, au Saguenay-Lac-St-Jean et de Grandes-Piles, en Mauricie, résultent de comportements irrespectueux de la part de grimpeurs. Cela nous rappelle que chaque grimpeur doit faire sa part pour préserver les privilèges d’accès de tous en étant respectueux envers les propriétaires, les gestionnaires, les communautés locales et les autres usagers.

 
Encourager un développement économique 

Les apports du tourisme doivent être bénéfiques à toute la communauté. Ils doivent contribuer au développement social et économique des régions et des populations dans leur ensemble[4].

Les grimpeurs doivent prendre conscience que leurs sorties d’escalade dans diverses régions du Québec et les actions qu’ils y adoptent lors de leurs visites ont un impact grandissant sur l’économie locale de plusieurs régions, potentiellement saisonnière, donc fragile[5][6]. 

Chaque grimpeur à la responsabilité d’agir solidairement avec l’ensemble des « acteurs de la chaîne touristique », afin que des retombées économiques positives et de qualité puissent être ressenties par tous[7].

 
Encourager un développement respectueux de l’environnement

Les loisirs de plein air, dont l’escalade, sont des activités de découverte de la nature. Les grimpeurs, du haut de leur montagne, sont dans une position privilégiée pour observer l’impact de l’humain sur l’environnement, tel le réchauffement climatique et qui cause la fonte des glaciers qu’ils aiment tant gravir.

Cette prise de conscience globale devrait amener chaque grimpeur à agir localement, en adoptant des comportements qui maximisent la qualité de l’expérience de chacun et qui protégent les milieux naturels alpins et les régions qui les abritent[8].

 
La FQME encourage les grimpeurs à respecter les 7 principes Sans trace, qui est un programme d’éthique environnementale en plein air :
  • « Préparez-vous et prévoyez
  • Utilisez les surfaces durables
  • Gérez adéquatement les déchets
  • Laissez intact ce que vous trouvez
  • Minimisez l'impact des feux
  • Respectez la vie sauvage
  • Respectez les autres usagers »[9]
 
Encourager un développement humain

Les sorties et les séjours en pleine nature constituent des moments privilégiés d'enrichissement pour les pratiquants par la découverte des milieux naturels et culturels, ainsi que par la pratique d'activités physiques[10], faisant partie des saines habitudes de vie et de la prévention des problèmes reliés au poids[11]. Les organismes sociaux, communautaires et touristiques doivent informer et sensibiliser les adeptes de loisir sur le développement durable afin :

  • « de concilier développement touristique, protection de l'environnement et respect de la population locale;
  • d'apporter de nouveaux moyens à des régions souvent délaissées;
  • d'aménager des sites avec la volonté de ne pas en dilapider les ressources;
  • de générer des bénéfices économiques, sociaux et culturels pour la population locale »[12].

C’est donc par sa mission d’éducation pour le bénéfice de tous, que la Fédération québécoise de la montagne et de l’escalade (FQME) propose au grimpeur québécois une série de pratiques responsables simples, afin qu’il puisse participer au développement durable des régions et devenir un ambassadeur de la montagne!


[1] BITS (1996) Déclaration de Montréal : Article 13. Montréal, Canada : Auteur
[2] UIAA. (2002) Charte des sommets, St Johann im Pongau, Autriche: Auteur.
[3] Castonguay, S. (2007) Carte Blanche : Pour la survie de l'escalade au Québec. Espaces, Vol. 12, nu. 5.
[4] Responsabletravel.com (2001) Tips for responsible travel. Site internet [http://www.responsibletravel.com/copy/copy101891.htm].
[5] Développement économique Canada (2003) L’économie du Québec et de ses régions. Ottawa : Gouvernement du Canada.
[6] Ministère du tourisme du Québec (1998) Politique du développement touristique. Québec : Gouvernement du Québec.
[7] BITS (2006) Déclaration d’Aubagne. Aubagne, France: Auteur
[8] CQL (2006) Déclaration pour une vision sociale du loisir : Préambule. Montréal : Auteur.
[9] Leave No Trace Center for Outdoor Ethics (2003) Rock Climbing : Leave No Trace Skills and Ethics Series. Boulder, Colorado, Etats-Unis : Auteur
[10] BITS (1996) Déclaration de Montréal : Article 4. Montréal, Canada : Auteur
[11]Ministèe de la santé et des services sociaux du Québec (2006) Plan d’action gouvernemental de promotion des saines habitudes de vie et de prévention des problèmes reliés au poids 2006-2012. Québec : Gouvernement du Québec
[12] BITS (1996) Déclaration de Montréal : Article 8. Montréal, Canada : Auteur


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